25 août 1953 : naissance de la Fédération française de la Course landaise

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Encore une commémoration en cette année 2018 : c’est celle de la création de notre Fédération, il y a 65 ans tout juste ! Cette naissance eut lieu, comme celle du Challenge Landes-Béarn quelques semaines auparavant, à Dax, et plus précisément dans les salons de l’Atrium. Elle fut constituée lors de l’assemblée générale des Comités des Fêtes des Landes, du Gers et du Béarn. Les statuts y furent adoptés à main levée, et le bureau désigné qui élut pour premier président Jacques Milliès-Lacroix.

Mort pour la France : Marquestaut (Henri, parfois Henry)

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Le deuxième de nos héros se nomme Henri Marquestaut. Boulanger de son état, il est né le 26 décembre 1883 à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) et recruté à Bayonne (classe 1903 n° 384). A l’instar de Lacoste I, il réside à Mont-de-Marsan lors de son recrutement.

Comme beaucoup d’autres, il est rappelé à l’activité le 2 août 1914 par suite de la mobilisation générale. Il  arrive au corps le lendemain (49e régiment d’infanterie), et meurt sur le terrible champ de bataille de Craonnelle (Aisne) le 20 septembre 1914.

Son nom figure sur le monument aux morts de sa ville natale.

Quant à sa carrière en course landaise, voici quelques éléments de sa biographie:
« Écarteur de second rang des débuts du XXe siècle. On le découvre à l’affiche de la course de bienfaisance donnée pour la cuadrilla de chez Passicos, le 16 octobre à Dax. En 1909, où il n’a travaillé que lors de 18 courses formelle, Marquestau empoche 525F de gains et pointe quabd même à une honorable 34e place sur 146 &carteurs recensés cette saison-là. En 1910, 245F pour 12 formelles et toujours dans le premier tiers du classement ».

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 367 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

Mort pour la France : Lacoste I (Hubert Henri NAVES, dit)

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A la suite de l’hommage qui leur a été rendu en introduction du concours de Saint-Sever, le 26 juin dernier, grâce à l’action et aux recherches d’André Diot, nous allons commencer à publier des articles sur les acteurs de la course landaise qui sont morts pour la France durant la guerre 1914-1918. Nous avons choisi de le faire dans l’ordre chronologique de leur décès, et le premier de ces héros ne mit pas longtemps à tomber au champ d’honneur. Il s’agit de Hubert Henri Naves, dit Lacoste I, tué à l’ennemi à Ribemont, dans l’Aisne, le 30 août 1914, moins d’un mois après le début de ce terrible conflit.

Henri Naves est né le 3 novembre 1892 à Martel (Lot). Lors de son recensement militaire à Cahors (n° matricule n° 281 de la classe 1912), il  réside à Mont-de-Marsan. L’année suivante, le 12 avril 1913, alors qu’il doit normalement effectuer son service militaire quelques mois plus tard, il s’engage volontaire pour trois ans à la mairie de Mont-de-Marsan pour servir au 34e régiment d’infanterie. Il arrive au corps comme soldat de 2e classe le 12 avril 1913 et part sur le front avec son régiment, le « régiment des Landais », dès les premières heures du conflit au début du mois d’août 1914. Il est porté disparu le 30 août 1914 à Ribemont (Aisne), et son décès est fixé par jugement à cette date (avis du ministre de la Guerre du 30 octobre 1920). Il figure sur le « Livre d’or » de Mont-de-Marsan, mais son nom n’est pas inscrit sur le monument aux morts de Martel ni sur celui de Mont-de-Marsan. Un oubli qu’il serait bon de réparer, notamment en application de la loi n° 2012-273 du 28 février 2012, dont l’effet est rétroactif

Voici quelques éléments sur sa carrière d’écarteur, tirés du Dictionnaire de Gérard Laborde.

« Six années de carrière prestigieuse entre 17 et 22 ans. Avec son frère [Jasmin Naves, dit Lacoste II], il a découvert la Course landaise, grâce au numéro de cirque qu’ils présentaient à l’entracte de certaines courses. Il débute en formelle en 1909 au sein de la cuadrilla Giovanni attachée au ganadero Barrère (à qui il restera fidèle jusqu’en 1913) (…). Dès l’année suivante [1910], Lacoste, tout juste âgé de 18 ans, va éclater et terminer n° 1 avec 25 premiers prix et un deuxième sur 32 courses pour 4 373 fr. de gains sur la saison. C’est l’avènement d’un nouveau roi de l’arène, « d’un homme hardi, confiant et qui ne redoute rien », « un vaillant téméraire, un classique » mais aussi « travailleur consciencieux et élégant qui plaît à l’aficion » et par ailleurs « bon camarade, souvent au quite« . Pourtant l’année suivante [1911] va se révéler bien moins bonne pour un Lacoste I en proie au doute et habité par une perte de confiance (…). Mais en 1912, en réussite dans le travail des vaches sérieuses, il accomplit une nouvelle grande saison, avec dix premiers prix (…). Pour sa dernière année, en 1914, il travaillera dans les cuadrillas du Syndicat des toreros. »

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 278-279 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)