1469-1470 : la plus ancienne mention de course de vaches

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Elle est tirée d’un registre de notaire (Pierre de Mazères) conservé aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques sous la cote E 1768, au folio 168. Ce document est publié in-extenso dans l’ouvrage de Michel Le Grand sur Les courses de taureaux dans le Sud-Ouest de la France, p. 111.

Le texte est en langue béarnaise et retranscrit une procuration donnée le 17 février 1470 (nouv. style) par les organisateurs d’une course de vaches faite à Moumour, près d’Oloron, dans l’année précédente. La mention est relativement laconique : les requérants y sont simplement qualifiés de « bayles deu solas et companhie qui es estad de la baque qui s’es corrud en aquest an present en lodit loc de Momor » (littéralement : »organisateurs de la fête et réunion qui a été de la vache qui s’est courue cette année présente audit lieu de Moumour »). Mais cela nous indique au moins que ce type de course avec vache était dès cette époque couramment pratiquée dans la région. Sans que l’on sache bien sûr depuis quand elle l’était, nous avons ici, jusqu’à nouvelle découverte, la plus ancienne mention spécifique d’une course de vaches donnée dans le Sud-Ouest.

La « Grande Semaine landaise » à Paris en 1926 (suite)

La nouvelle grande semaine landaise fut organisée du 16 au 24 mars 1926, dans le même lieu qu’en 1925 (le Vel d’Hiv), avec le concours du journal Le Petit Parisien. A cette occasion, le quotidien fit paraître une série de dessins humoristiques intitulée « Conseils aux amateurs » que je vous présente ici. On en admirera l’humour…

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Après cette série, le journal publia un dernier dessin, œuvre d’un autre artiste, qui n’était pas trop gentille pour nos amis de l’administration fiscale…

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La « Grande Semaine landaise » à Paris en 1926

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On connaît bien la « Grande semaine landaise » de mai 1925 car elle a fait l’objet d’un grand article dans L’Illustration de l’époque, accompagné d’un texte du grand romancier régionaliste Joseph de Pesquidoux. J’en possède le programme ainsi que plusieurs photographies originales, et je vous en reparlerai bientôt. Ce qu’on sait moins, c’est que le succès qu’elle connut entraîna sa reconduction l’année suivante. Je viens d’en acquérir le programme que je vous livre ici bien volontiers. Comme vous le verrez dans le diaporama, il s’agit encore de la cuadrilla et du troupeau Barrère. Deux équipes, celle de Meunier et celle de Gérard, s’affrontaient en un concours amical, appelé « match landais ».

J’ai scanné ce programme et l’ai mais en mode diaporama auquel vous aurez accès en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Une femme écarteur en 1931: Dina Rachel

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C’est le 3 août 1931 qu’eurent lieu les débuts de Dina Rachel, et Gaston Rémy nous en a laissé ce souvenir graphique assez pittoresque… Le second a vraiment une position peu catholique ! Elle fait alors partie de la cuadrilla Gérard, et écarte les vaches du ganadero Barrère. En ce premier lundi d’août, alors que les officiels prennent place dans la tribune, « aussitôt retentit la Marseillaise suivie de la marche Cazérienne, et le paséo se déroule, comprenant deux files de quatre hommes qui encadrent Dina Rachel dont les débuts ont été annoncés ». Voici le compte-rendu de sa première prestation devant Confitera, vache réservée aux sauteurs :
« Alors, entre en piste Dina Rachel, présentée, encouragée et soutenue par Gérard ; la nouvelle torera, courageuse jusqu’au bout, attend la bête et puis s’échappe ; Dax reprend pour un quelconque et c’est de nouveau le tour de Dina qui ne fait que recommencer exactement son premier exploit. »
Dans la seconde partie de la course, devant la même Confitera :
« Naturellement, Dina Rachel s’intercale encore en opérant deux fois d’aussi prudente manière ».
Il semble que ces débuts aient aussi constitué une fin pour la carrière de cette courageuse Dina que je n’ai plus retrouvée dans les chroniques coursayres de l’époque. Le caractère éphémère de ce passage devant les coursières explique peut-être aussi son absence dans le Dictionnaire de mon ami Gérard Laborde…

5e étape: Le défilé de la musique dans les arènes

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Traditionnellement précédée du garde-champêtre portant le drapeau tricolore, et parfois comme ici à Pomarez de sa bannière propre, l’harmonie ou la fanfare locale défile régulièrement dans l’arène avant de s’installer sur les gradins pour le paséo.

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Voici un meilleur plan de la même « fanfare » de Pomarez avec sa bannière. On voit également que « La Mecque » de la course landaise remplissait déjà copieusement ses gradins.

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Nous voici maintenant à Hagetmau vers 1910 devant un public nombreux où se distinguent quelques ombrelles d’élégantes…

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Nous voici maintenant dans le Gers, à Marciac, où l’on voie que les musiciens ont troqué la traditionnelle casquette pour de superbes canotiers…
Les festayres qui ont vécu les fêtes de La Madeleine dans les années 70 se souviennent peut-être des excellents « Canards d’Eauze » qui arboraient le même couvre-chef!

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Et nous revoici à Hagetmau, à la fin de la prestation musicale de l’harmonie. Elle s’est immobilisée en face de la tribune présidentielle et s’apprête à recevoir les applaudissements de la foule.