Une course à Saint-Vincent-de-Tyrosse… en 1899 !

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Il faut parfois se méfier de certains titres d’articles et ne pas hésiter à se plonger dans des articles anodins pour trouver des documents nouveaux. C’est le cas de ces clichés assez exceptionnels, en raison de leur ancienneté, qui sont parus dans un numéro de la revue Le Sport universel illustré daté du 8 avril 1899. L’auteur, un certain F. Révil, les a publiés à la fin de son article intitulé « Ferrade et muselade en Camargue », dans lequel il y avait effectivement peu de chances qu’on les y trouve. En réalité, il y fait une comparaison entre courses camarguaises et landaises et en profite pour montrer les clichés que lui-même a pris à « Saint-Vincent-de-Tiros » [sic]. C’était bien sûr avant la construction des arènes en ciment, et je vous montrerai bientôt d’autres photos prises dans ces anciennes arènes en bois. Si vous regardez bien, nos écarteurs ont revêtu des costumes typiques des courses provençalo-landaises ou lando-provençales… et si vous regardez encore mieux, notamment la première image ci-dessous, vous vous apercevrez que nos écarteurs affrontaient encore des vaches aux cornes nues et bien pointues !

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Un plaidoyer toujours d’actualité ?

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Il est parfois bon de relire les auteurs anciens… Voici ce qu’écrivait Prosper Séris dès 1889 dans son Etude sur les courses de taureaux :

« Le but que doivent poursuivre aujourd’hui les organisateurs de toute course landaise, c’est de donner à ces courses plus de décorum par la tenue sévère des arènes, par la correction et l’observation des règles dans le travail, parfois un peu fantaisiste, de certains écarteurs. »

Et il pointait entre autres une pratique contre laquelle on a essayé (avec un certain succès il faut quand même le dire) de réagir depuis une vingtaine d’années et qui était une plaie à une certaine époque :
« Trop souvent nous voyons le refuge garni de spectateurs ou d’amateurs, bruyants et empressés, semblant donner des conseils ou des encouragements aux écarteurs qui n’en ont pas besoin. Excès de zèle, mes amis ! Vous accaparez l’écarteur qui n’appartient qu’à la course, au moment où il pourrait, peut-être, se produire utilement ; votre présence donne lieu, parfois, à des discussions passionnées qui nuisent au spectacle.
Place nette, voilà la règle. Il faut que l’écarteur pressé de franchir la talenquère jouisse de sa liberté entière d’action. On ne doit tolérer dans les couloirs que les personnes strictement de service. »

Qu’on se le dise !

En fait, dans les cartes postales anciennes, il est assez rare que nous voyions beaucoup de monde dans la contre-piste, sauf peut-être à Cazaubon où le canotier semble fleurir… Mais peut-être que Prosper avait été écouté !

« Prochainement ouverture des courses landaises »… en 1890

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Puisque nous ne sommes qu’à quelques encablures du début de notre saison tauromachique, je ne résiste pas au plaisir de publier cette superbe affiche. Conservée  dans les collections de la Bibliothèque nationale de France (cote : ENTDO-1(PACHER,J.)-FT6), elle est l’une des rares lithographies (peut-être l’unique ?) consacrée à notre sport par la fameuse « Imagerie Pellerin » d’Épinal. Elle date de 1890, c’est-à-dire de la période où les courses landaises furent très présentes à Paris, à la suite des Fêtes du Soleil de 1887 et de l’Exposition universelle de 1889. Elle a certainement été réalisée pour l’ouverture de la saison à la capitale. L’illustrateur en est Jules Pacher, l’un des dessinateurs de la maison Pellerin.

On y voit le paseo avec deux alguazils, comme dans les courses hispano-landaises. Les acteurs y sont d’ailleurs vêtus des costumes colorés de ce type de course. Les 4 scènes reproduites en médaillon montrent des écarts, un saut et la suerte de la chaise. Quant aux arènes, il semble qu’il s’agisse de celles de la rue Pergolèse.

Une course landaise en stéréo… en 1878

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Voici l’une des plus anciennes photographies originales que je connaisse sur la course landaise. Il s’agit d’une image stéréoscopique dont l’un des clichés est un peu voilé mais dont l’autre, que je publie ci-dessous, est assez net. D’après une mention manuscrite au dos, elle représente des courses à Biarritz, et d’après la mention imprimée par l’éditeur (de mystérieux photographes parisiens « L. et F. » qu’il faut sans doute identifier comme « Lachenal et Favre »), elle a été diffusée lors de l’Exposition universelle de Paris de 1878. Son intérêt réside également dans sa représentation des anciennes arènes en bois de Biarritz.

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