Une course… vue en ballon !

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Chers amis coursayres, je suis sûr que vous n’avez jamais assisté à une course landaise depuis la nacelle d’un ballon! Peut-être certains d’entre vous ont pu en découvrir depuis l’un des planeurs qui glissent silencieusement dans les cieux nogaroliens le jour de la Corne d’Or, mais pas d’une montgolfière! Eh bien, voici un document qui va vous permettre de le faire sans bouger de chez vous… Ce cliché a été pris exactement le 25 avril 1905, par M. Alfred Duprat, qui se trouvait à bord du ballon L’Aquitaine. En voici la légende: « Une course landaise aux arènes de la Benatte, à Bordeaux. Vue prise de la nacelle de l’Aquitaine, à 500 mètres d’altitude, par M. A. Duprat ». Bon, je vous accorde qu’on ne voit pas bien ni quelle vache était en piste, ni quel acteur l’affrontait… mais je fais confiance à l’opérateur qui gagna avec cette image la médaille d’argent du concours photo organisé à cette occasion. L’Aquitaine était en fait engagé dans le concours de ballons organisé à Bordeaux ce jour-là à l’occasion des fêtes fédérales de l’Union des Sociétés de Gymnastique et de l’inauguration solennelle du monument Gambetta.Cette photographie fut publiée dans le compte-rendu qui en fut fait dans la revue L’Aérophile, 13e a., n° 5, mai 1905, p. 114. J’espère que vous n’avez pas le vertige!…

Une course à Villeneuve-de-Marsan (40) ou… l’écarteur dans son jardin

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Chinée récemment, cette carte des années 1950 de la marque « Narbo » mais éditée par Laurensan « dépositaire Hachette, Place Belair à Villeneuve-de-Marsan » vaut non seulement par son témoignage visuel que par la correspondance écrite au dos qui ne manque pas d’humour:
« Pas de question de vélomoteur pour les courses landaises mais par contre la terre c’est du sable, et pour bêcher c’est une vraie rigolade »…

Les fêtes de Montfort-en-Chalosse (40) en 1927

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J’ai dans ma collection cette superbe affichette des fêtes de Montfort-en-Chalosse de 1927. On y voit que le morceau de choix en était constitué par le concours du dimanche entre les deux ganaderias de Coran et Despouys. La première avait pour chef Cantegrit II, la seconde Suisse. La course durait d’ailleurs à cette époque sur deux journées et se terminait le lundi. Cette « réclame » est agrémentée de dessins de Gaston Rémy, dont un superbe escalot. On peut s’étonner, comme je l’ai déjà mentionné, que ce chef-lieu de canton très coursayre n’ait jamais connu d’arènes en dur !

Une coursière magdalénienne?

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© Photo RMN, T. Le Mage; © Réunion des Musées nationaux, Paris 2008

D’une visite au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye (qui, entre autres trésors, conserve l’original de notre petite « dame de Brassempouy »…), j’ai ramené cette image représentant un galet gravé figurant une tête d’aurochs. Il date du Magdalénien supérieur, c’est-à-dire vers -13 000 / -11 000 ans. Il a été trouvé dans la grotte de Gourdan, sur la commune de Gourdan-Polignan (Haute-Garonne) par le grand archéologue Edouard Piette, entre 1871 et 1875. Ne pensez-vous quand même pas que cet animal présente carrément le profil d’une de nos coursières qui animent nos courses toute la saison ?

Étonnant, non?

Une « école de toreros landais » et son « charriot-vache » en 1914

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Voici la machine imaginée par « Lucette » et illustrant l’article que cette collaboratrice publia dans L’Almanach de la Course landaise pour 1914 sous le titre : « Une école de toreros landais ».

Dans son rêve, cette école serait essentiellement pratique. Elle aurait pour cadre « un enclos quelconque, dans lequel on aura uniquement aménagé une voie ferrée, avec à la même hauteur de voie un double aiguillage, à droite et à gauche (voir fig.). Ensuite, la vache : un charriot roulant sur les rails, et mû par un trolley aérien, soit (plus simplement), par une poulie roulant sur un cable tendu en pente. » Grâce à des contrepoids, la vache pouvait être « aiguillée » à droite ou à gauche.

Ce charriot aurait aussi un chemin « fixe », comme une vache, et permettrait à l’apprenti écarteur d’acquérir à terme la « vista » lui permettant de rester sur la ligne et, au dernier moment, de choisir le côté de sa sortie. (…) La voie maîtresse de la piste serait cimentée (largeur 30 à 35 centimètres) et les bords sablés : par ce moyen, lorsque l’élève-écarteur sortirait de « la ligne », soit avec un pied, soit avec les deux, la preuve en serait convaincante, en examinant les traces laissées sur le sol sablé. » Quant à « la tumade », elle était « réglable, grâce à la variété des cornes (qui se dévissent). Elles sont un ressort à boudin souple : puis, un plus fort et avec les extrémités contondantes ; et graduellement, on doit arriver à la véritable corne emboulée ». Cette chère « Lucette » pensait vraiment à tout et souhaitait en conclusion que la Fédération taurine du Sud-Ouest s’occupe de son projet… Mais son rêve dut encore attendre quelques décennies avant de se réaliser !