Demain, à Saint-Sever, hommage aux écarteurs morts pour la France

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Pour ceux qui l’auraient oublié ou qui l’ignoreraient encore, voici le programme de demain des fêtes de Saint-Sever, particulièrement conçu autour de l’hommage aux écarteurs-sauteurs-ganaderos morts pour la France en 1914-1918

MARDI 26 JUIN – JOURNÉE LANDAISE

10 h Vernissage de l’exposition historique 14/18 (sur invitation)

11 h – 21 h Exposition historique 14/18 – sous les gradins des arènes (entrée libre)

19 h Repas coursayre – Esplanade de Morlanne

20 h Restitution des clés par la Classe – Esplanade de Morlanne

21 h Paseo de la mémoire – Arènes

Hommage aux écarteurs morts pour la France dans la Grande Guerre

Organisé par l’association Centenaire 14/18 Communauté Cap de Gascogne, avec la Fédération de la Course landaise, le musée de la course landaise, le comité des fêtes et le comité de la course landaise de Saint-Sever.

21 h 30 Concours landais à 4 troupeaux – Esplanade de Morlanne

Ganadérias Armagnacaise – Dal -Dargelos – Deyris

Entrée générale à 20 € / Gratuit jusqu’à 18 ans

Avec la participation de l’Harmonie d’Amou – Lou débisaïre : Éric Lesparre

À l’issue du spectacle, réception offerte par le club taurin – Paul Ricard

Les écarteurs et la guerre de 1914-1918

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Sur le même sujet dont je vous ai parlé récemment et que j’aborderai bientôt plus en détail, ceux qui veulent en savoir plus sur la vie de nos acteurs de la course landaise dans les tranchées, notamment à partir du questionnaire de Rebba, liront avec profit l’article de Marylis Dauga, « Les écarteurs landais en 14-18 », paru dans le Bulletin de la Société de Borda, 132e a., n° 488, 2007, p. 501-510.

Les toreros landais et la guerre de 1914-1918

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Nous publions ici l’article que Philippe Talon, ex-président du Comité des Fêtes de Gabarret (2010-2015), a consacré dans L’Écho de la Gélise à ce sujet. Nous en profitons pour vous inviter mardi prochain, à Saint-Sever, à visiter l’exposition commémorative sur les écarteurs-sauteurs-ganaderos morts pour la France, réalisée sous la houlette d’André Diot avec notre humble participation. Un hommage public leur sera rendu à 21 heures dans les arènes, juste avant le concours. De notre côté, nous publierons sur notre blog jusqu’à la fin de l’année les biographies de ces héros des tranchées qui n’eurent pas la chance de revenir de l’enfer où on les entraîna.

LES TOREROS LANDAIS ET LA GUERRE DE 14-18
Drôle de guerre, grande guerre, autant d’expressions pour qualifier la première guerre mondiale, celle qui devait être « la der des  ders » et fit plus de 9 millions et demi de morts. Toute une génération de toreros landais  a vécu l’enfer des tranchées : COURALET, MAURICE  (LABERDOLIVE), de Parleboscq, OSCAR, MONTOIS, FREMY, MORENO, GUICHEMERRE…  Au front, ils connurent la peur, les blessures, côtoyèrent la mort. La peur, les blessures, la mort. Comme dans l’arène. Peut-on alors oser mettre en parallèle guerre et course landaise ? REBBA, revistero au journal « La course landaise » s’est  livré à cet exercice.
Quand REBBA demande aux toreros landais s’ils «  font quelquefois des comparaisons entre les dangers des deux situations (militaire et torero) », tous ont la même réponse : à la guerre -on s’en serait douté- le danger est sans aucune mesure comparable à celui connu face à la vache et tous les écarteurs fournissent la même explication: contrairement à la guerre, dans une arène, on peut maîtriser le danger. OSCAR écrit : « il n’y a pas de comparaison. Le danger n’est pas le même .Par l’adresse, on se défend de la vache, mais pour les balles ou les obus, c’est différent, on ne les voit pas arriver ». FREMY ne dit pas autre chose : « la vache, on la voit arriver et on lui fait un peu de place, tandis  que les balles , on ne voit rien », tout comme MONTOIS :  « quoique partisan des fortes émotions, je préfère écarter, car un obus ou une balle arrivent sans que je les voie » ou MAURICE : « le danger que l’on court ici est bien plus grand. Si l’on voyait arriver un obus, comme l’on voit arriver une vache, les toreros seraient à leur affaire ». Pour MORENO, on met sa vie en jeu dans les deux situations : « une vache peut tout aussi bien vous tuer, comme un éclat d’obus, cela dépend où ça vous touche » et COURALET déplore le manque de soins en cas de blessure : « il vaut cent fois mieux écarter les vaches que les boches. Si vous êtes blessé dans une piste, vous avez de suite des soins, tandis qu’ici, vous n’en n’avez pas ».
Pour appréhender ce que fut l’horreur de la guerre, il faut lire les récits que font les toreros, quand on leur demande : «  quel est le fait de guerre, auquel vous avez été mélé, qui vous a le plus  impressionné depuis que vous combattez ? »
MONTOIS écrit : « à Flirey, un obus est tombé à un mètre avant la tranchée où je guettais l’ennemi. Complètement enterré, j’ai été relevé par les amis. J’ai été sans connaissance dix minutes, puis me revoilà encore en vie. Si j’ai le bonheur d’en revenir, et si les courses reprennent, je serai encore là pour donner le frisson à tous mes amis et je serai heureux qu’ils viennent m’applaudir, comme par le passé . »
MAURICE (LABERDOLIVE) raconte : « le 2 octobre 1914, étant en patrouille, j’essuyais plusieurs coups de fusils, dont un à trente mètres. A mon tour, j’en tirais plusieurs, dont deux portèrent juste. Etant obligé de nous replier, je revins à trois reprises pour aller chercher le corps d’un camarade qui fut tué. Il me fut impossible de l’emporter car les boches étant dans des maisons, nous tiraillaient. Nous étions trois, c’est miracle que nous n’y soyons pas restés. »
Quand REBBA leur demande, si, au front,  «  ils pensent souvent à leur profession de torero », COURALET répond : « très souvent, mais après j’ai le cafard » tandis que LAFAYETTE dit, et c’est surprenant, y penser « tous les jours, surtout quand le canon sonnait, il me semblait être à quelque fête ».
Quasiment tous les toreros seront blessés , ils en parlent souvent avec humilité :
COURALET : « un éclat au genou », MAURICE : « à deux reprises, en juin 1915. quelques légères contusions », OSCAR : « à la poitrine, côté droit, en poussant un assaut à la bayonnette », MONTOIS : « très légèrement, un simple éclat d’obus au pied droit, étant observateur dans un poste avancé », GUICHEMERRE : « un éclat à la cuisse, en allant ravitailler », LAFAYETTE : « blessé à Craonne le 21 septembre 1914 au mollet , puis à Oulche, une balle dans la fesse ; ma balle n’a pas été enlevée ».

Durant la guerre, inévitablement, le rythme des courses landaises ralentit. Le journal « La Course landaise » parait de façon aléatoire. On y donne des nouvelles des toreros qui sont au front. En août 1915, c’est dans «  la tuile », qu’est démentie la rumeur, selon laquelle le torero Henri Meunier a été blessé. En mars 1916 parait un tableau classant, de manière sinistre,  les 30 toreros  de premier plan par rubrique : « nullement exposés, peu exposés, en danger ». En quelques années, c’est l’hécatombe : d’une cinquantaine en 1913, sauteurs et écarteurs ne sont plus qu’une trentaine en 1919. Les courses reprendront dès la fin du conflit, les ganaderias reconstituant peu à peu leurs troupeaux.
A Gabarret, course landaise et guerre de 14 sont étroitement liées. C’est en effet le dimanche 26 juillet 1914, durant les fêtes, qu’ont été inaugurées, en grande pompe, les arènes en dur, en présence du préfet des Landes Gervais, du député Damour, du conseiller d’arrondissement   et ganadero Joseph Barrère, qui fournissait le bétail de la course. La course fut mémorable avec une grande prestation de l’illustre Meunier ;  Moreno, Cantegrit, Darracq, Laffau, Oscar composaient la cuadrilla, avec Flam comme teneur de corde. La jeunesse insouciante ne se doutait alors pas que quelques jours plus tard, le 3 août 1914, l’Allemagne allait déclarer la guerre à la France. Les noms des Gabardans partis  à la guerre et qui ne sont pas revenus sont gravés sur le monument aux morts qui se dresse  à l’entrée du placeau… des arènes.

Ph.TALON

Tous les textes en italique retranscrivent strictement les écrits des toreros landais.
Remerciements à Jean Barrère qui nous a procuré ces textes manuscrits.

Les écarteurs landais à Nîmes en 1856

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Dès 1856, nos écarteurs remplissaient et faisaient vibrer les gradins des plazas languedociennes. En voici la preuve dans L’Éventail, « journal de la coulisse théâtrale », n° 631 du 5 octobre de cette année-là.

« Les écarteurs landais ont fait ces jours-ci leurs adieux à la population nîmoise, qui avait envahi de bonne heure l’amphithéâtre, malgré les appréhensions que faisait naître le ciel surchargé de nuages. Jamais ces hardis toréadors n’avaient déployé autant de force, d’adresse et de sang-froid dans leurs périlleux exercices. Aussi les applaudissements répétés éclataient de toutes parts, et une médaille d’argent a été décernée à l’un des écarteurs, le sieur Lalanne, au milieu des bravos de dix mille spectateurs. »

Un anniversaire : la naissance du challenge Landes-Béarn

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C’est à Dax, et le 4 avril 1953, que cette naissance eut lieu, il y a donc 65 ans exactement. Le bureau de ce Challenge était ainsi constitué :
Président : Jacques Milliès-Lacroix
Vice-Présidents : Raoul Laporterie, Dubrasquet, Hirigoyen
Secrétaire : P. Dusséqué
Secrétaire-adjoint : R. Dumas
Trésorier : Discazeaux
Trésorier-adjoint : Vergès
Membres : MM. Fiz de Roquefort, Bordes de Hagetmau, R. Despouys de Montfort, Dassé de Saint-Vincent-de-Tyrosse, Samadet de Pomarez, Labère d’Amou.

On peut trouver son règlement actuel sur le site de la Fédération française de course landaise:
http://www.courselandaise.org/130-Les-reglements-des-competitions.html