Les premières vaches landaises connues (avant 1850)

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Au lendemain de l’attribution d’une nouvelle Corne d’Or à Ibiza, un petit retour dans le temps s’imposait… On connaît bien sûr moins bien les vaches qui participaient à notre spectacle landais avant 1850, c’est-à-dire avant les années où le bétail espagnol s’imposa dans nos ganaderias. Voici cependant le nom de certaines d’entre elles, avec celui de leurs propriétaires (source : Almanach de la Course landaise pour 1911) :

Cornette Darieutort
Prisonnière Prisonnier
Comtesse Général Lamarque
Maynusse Général Lamarque
Marrasse Marrast
Bonté Labonté
Nerbis Passet

On voit que les noms de ces vaches avaient encore une consonance gasconne et qu’ils faisaient souvent référence à leur propriétaire. A l’époque, Ibiza se serait certainement appelée la « Deyrisse »…

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Les vaches célèbres : Volontaria (Passicos)

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Voici une des (très) rares cartes postales dédiées à nos vaches landaises. Il s’agit de la Volontaria, qui appartenait au ganadero Passicos, de Dax. Elle est décrite sur la carte comme « noire, de type parfait ».

Cette Volontaria, une des vaches vedettes de cette ganaderia Passicos, fait partie des rares vaches dont les noms sont cités dans les légendes de cartes postales sur la course landaise. La voici de nouveau citée lors d’une course à Marciac, où le photographe immortalise sa rentrée au toril.

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La Trompetta, de la ganaderia Barrère

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Voici le description que nous fournit le Petit Parisien du 19 avril 1925 de cette autre redoutable vache qui fut présentée à Paris en 1925 :

« Elle est fauve, maigre et maligne comme tout un troupeau. Ses cornes sont les plus longues de toute la ganaderia. Son front est tout embroussaillé et ses oreilles, larges comme des plats à barbe, sont emplies d’une abondante végétation. Elle a une tactique à elle, que connaissent bien, déjà, les vieux écarteurs, les Meunier, les Suisse, les Gérard. Elle pique tout droit sur l’homme, à une vitesse de bolide ; mais quand son coup de corne l’a manqué, elle s’arrête net à moins d’un mètre et fait volte-face. Alors, elle le rate beaucoup moins souvent. L’autre jour, avant la réunion d’ouverture de Bordeaux, un jeune torero me confiait :
– Je vais me ménager un peu, aujourd’hui, pour mieux courir demain, dans mon pays natal du Gers.
Hélas ! pour se ménager, il faudrait pouvoir compter sur la bienveillance des vaches. La Trompetta ne l’entendit pas de cette oreille-là. A moins d’une demi-heure d’intervalle, elle réussit à l’atteindre à trois reprises, au beau milieu du fond, tout neuf, de son pantalon blanc. En langage d’aficionado, il faudrait écrire qu’elle lui avait, par trois fois, « soufflé sur le centre ». »

La Paloma, de la ganaderia Barrère

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Pour inaugurer la rubrique « Vaches célèbres », voici la présentation faite par le Petit Parisien, le 17 avril 1925, de l’une des marraines de la ganaderia Barrère, qui participa notamment aux grandes courses du Vélodrome d’hiver, à Paris, en 1925 :

« Entre toutes les vaches, celle-là se distingue par une particulière férocité. Dès que la porte du toril est ouverte, elle bondit dans l’arène, comme une folle, sautant, cabriolant, impétueuse, irrésistible. Tout lui est cible : tout ce qui bouge, du moins. Aperçoit-elle un homme ? Ses naseaux fument : elle souffle bruyamment, piaffe et charge à fond de train. Son coup de tête est terrible. Un jour qu’elle s’était échappée des arènes du Bouscat, elle rencontra ainsi un homme, puis une vieille femme. Elle les tua tous les deux, bien que ses cornes fussent garnies de boules de bois gainées de cuir.
Elle est jolie, avec sa robe d’un noir luisant et sa fine tête aux yeux intelligents et même rusés. Mais, reine incontestée de la ganaderia Barrère, qui est la meilleure ganaderia de France et que Paris verra dans quelques semaines au Vel d’Hiv, elle a plus d’un tour dans son sac. Elle porte un nom qui veut dire : colombe. Mais ne vous y fiez pas… »