Vaches vagabondes…

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Grâce à l’infatigable dévoreur de presse qu’est Christian Capdegelle, voici quelques anciens échos de vaches fugueuses dans les landes girondines….

« Vache échappée. – Une des vaches qui se sont échappées des courses de Mont-de-Marsan qui ont eu lieu pendant ces fêtes a été arrêtée mercredi dernier dans la commune d’Escaudes. Elle porte sur la cuisse droite le numéro 25. Voici, du reste, ce qu’on écrit d’Escaudes :
« La vache sauvage qui depuis quelques jours ravageait les champs du bas Escaudes, canton de Captieux, vient enfin d’être capturée, grâce à l’intelligence du sieur Jean Marquet, métayer au Hillot, chez M. Germain Courrègelongue. C’est pendant la nuit principalement que, depuis les premiers jours d’août, une vache causait de grands ravages dans les récoltes de cette partie de la commune, et plusieurs l’avaient aperçue pendant le jour, mais sans pouvoir l’approcher, le moindre bruit la mettant en furie.
Ayant étudié le passage par lequel elle pénétrait dans son champ qui avait si souvent la préférence de ses visites, Marquet lui prépara un lacet avec un câble, et mercredi matin il eut la satisfaction de la trouver prise à un nœud qui limitait le licol.
Cette vache a dû faire la course et s’être égarée ; elle a, je crois, quelques marques de feu. C’est avec de grandes difficultés qu’on est parvenu à l’attacher à une charrette, moitié traînée, moitié portée par des hommes, et qu’on a pu l’amener à la métairie ; elle se couchait dès qu’il était question de la faire marcher, et le moyen de la faire lever était de lui présenter un objet de couleur voyante ». »
La Petite Gironde, 27 août 1878.

« On lit dans le Glaneur de Bazas :

« Depuis quelques jours, une vache sauvage, échappée de quelque arène de courses, est venue se réfugier dans la commune de Captieux.
La nuit venue, elle met à contribution les terres cultivées qu’elle parcourt et pille tout à son aise. On peut penser quel est le désespoir des métayers à leur réveil.
Plusieurs personnes ont bien essayé de l’approcher. Mal a failli leur en prendre, car l’animal se précipitait sur elles tête baissée et les aurait mises en pièces si elles n’avaient trouvé un refuge sur les pins.
On sera probablement obligé de lui tendre un piège ou d’organiser une battue. »
La Petite Gironde, 9 octobre 1882.

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