Avis de recherche: Amou ?

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Collection Néné Lafittau, Amou

Grâce à l’ami Jean Pémartin, et surtout à la confiance et l’amabilité de Néné Lafittau, je peux vous montrer aujourd’hui ce document assez exceptionnel d’une course de village (ou de quartier) dans l’Entre-deux-guerres semble-t-il. Il n’est pas daté ni vraiment localisé, sinon qu’on pense que cela se passerait du côté d’Amou, et peut-être route de Nassiet… Qui pourrait nous aider à identifier cet endroit où il y avait énormément de monde pour l’occasion ? Merci d’avance aux fins limiers !

Un anniversaire en 2020 : les arènes de Mimizan

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On va fêter cette année le 50e anniversaire des arènes actuelles de Mimizan. Cette carte postale, éditée par les Etablissements Chatagneau à Bordeaux, porte comme légende : « 3065. Mimizan-Plage (40). Les nouvelles arènes servant d’amphithéâtre pour les spectacles en plein air ». Et en effet, ce tout nouveau lieu d’animation fut loin d’être uniquement consacré aux spectacles taurins. Voici ce que l’on trouve sur le site de la Mairie de Mimizan sur l’histoire de ces arènes locales (https://www.ville-mimizan.fr/arenes) :
« Suite au succès des premières courses landaises organisées à la plage dans les années 1950, le Comité des fêtes et du tourisme prend l’initiative de faire construire des arènes en bois et y organise d’autres spectacles : des animations taurines comme les toros-balls, des rencontres de catch avec l’Ange Blanc, et des concerts des grandes vedettes de l’époque, Johnny Hallyday en 1965 ou Isabelle Aubray.
A la fin des années 1960, les structures en bois vieillissent mal et le Conseil municipal décide alors de réaliser de nouvelles arènes au bord du courant, destinées à accueillir tout aussi bien des spectacles taurins que des concerts. Elles seront construites en béton sur le modèle des amphithéâtres antiques. L’édifice de 3 000 places comprend une scène et il était aussi prévu qu’il soit entièrement recouvert par une structure en lamellé-collé et une toiture de schingles. Les arènes sont inaugurées le 28 juin 1970 avec un concert d’Eddy Mitchell et une course formelle du challenge Landes-Béarn.
Aujourd’hui les arènes continuent d’accueillir des manifestations festives variées, principalement durant la saison estivale : courses landaises mixtes, concerts, cinéma de plein-air et spectacles. »

Je rajouterai simplement qu’elles furent conçues par l’architecte dacquois Jean Prunetti, et qu’elles sont construites en béton.

Les courses à Mugron en 1878

Je vous ai déjà parlé des courses qui avaient été organisées à Mugron lors de l’inauguration de la statue de Frédéric Bastiat et de la venue à cette occasion du ministre Léon Say (https://patrimoinecourselandaise.org/2018/02/22/des-courses-a-mugron-en-1878/ ). Voici ce qu’en dit La Petite Gironde du 25 avril 1878 :

« A 4 heures 1/2, le cortège est allé assister à une course landaise dans les arènes de Mugron, car Mugron a des arènes. Pourquoi une course dans le programme d’une fête en l’honneur d’un grand économiste. Nous avons entendu dire par les uns qu’on avait voulu donner au ministre et aux invités étrangers le spectacle d’un curieux divertissement local; par les autres, que c’était toujours en mémoire de Bastiat, lequel, dans sa jeunesse, aurait beaucoup aimé et même pratiqué ce divertissement. Quoi qu’il en soit, la course a été intéressante, et c’était l’essentiel. »

Nous n’avons pas encore retrouvé le comte-rendu détaillé de cette course, mais si cela arrive, nous ne manquerons pas de vous le faire connaître. En attendant voici la gravure représentant le monument élevé sur la place de Mugron, parue dans Le Monde illustré du 4 mai 1878.

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Les cuadrillas il y a 100 ans…

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A l’heure du mercato et de la recomposition des cuadrillas, un petit coup d’œil dans le rétroviseur pour voir quelle était la situation des cuadrillas au lendemain de la Grande Guerre.

La Tuile nous en fournit l’illustration. Elle nous présente les 3 grands chefs d’alors, 3 « rois de l’arène » d’avant-guerre :

1) Joseph Koran, qui dirigeait la cuadrilla attachée au nouveau ganadero d’Aignan Paul Ladouès ; on retrouvait à ses côtés Moreno, Suisse, Picard, Oscar, Bras-de-Fer, Candau et le cordier Eugène Kroumir, dit Flam ; il faut y rajouter le fameux Bamboula, chargé d’exécuter la suerte de Don Tancredo pendant les intermèdes ; Koran achètera des camarguaises à la fin de l’été et montera sa propre ganaderia en fin de cette saison 1920 ;

2) Giovanni l’Italien, attaché au grand ganadero Joseph Barrère qui réunira cette année-là son troupeau à celui de Portalier, avec Henry Meunier, Guichemerre, Montois, Mazzantini, Biscard, Despouys II et le sauteur Faber ; s’y rajoutera en cours de saison Lacoste II ;

3) et enfin l’écarteur de Villeneuve-de-Marsan Camille Couralet, attaché au nouveau ganadero d’Eauze Jean-Joseph Lafitte, avec Cantegrit, Lalanne, Minville, Morlaës, Sabon, le cordier Martial « plus deux éléments qui n’ont pas reparu depuis 1914″…

Voici la publicité du ganadero Lafitte à cette époque :

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Le feuilleton de la rénovation de la course landaise…

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Je crois que depuis que j’use mes culottes courtes puis mes pantalons sur les gradins des arènes landaises et gersoises, toujours discrètement, j’ai régulièrement entendu cette antienne, à la buvette comme au milieu des connaisseurs dans l’axe : « La course est foutue ! Si ça continue comme ça, dans quelques années elle n’existera plus ! Il faut qu’ils changent tout ! ». En fait, si l’on jette un regard vers le passé, on se rend compte que ces réflexions ont quasiment été une constante dans l’histoire de notre sport gascon. C’est d’ailleurs sous le titre de « La rénovation de la course landaise » que L’Art taurin publie le 27 septembre 1931 un article qui rappelle les grands épisodes précédents. Etait alors en débat la création d’une solide « Fédération taurine landaise », dont le rôle principal devait être d’établir un règlement type « capable d’infuser un sang nouveau à notre Course landaise agonisante ». Au passage notons que notre Course agonisante n’en finit toujours pas de mourir près de 90 ans après…
Le journal rappelle ainsi que dès 1889, Prosper Séris appelait déjà de ses vœux un « modeste règlement » de notre divertissement ancestral. Quatre ans plus tard, en 1893, c’est le Dr Batbedat qui faisait des propositions dans Le Torero de Paris. Depuis, ajoute le chroniqueur, « bien des Congrès taurins ont tenté de pallier au manque d’amour-propre, au manque de cœur, aux fantaisies capricieuses de nos pantalons blancs ». Et de rappeler celui du 16 mars 1905 organisé par « l’Union taurine landaise de Bordeaux », ceux du 26 octobre 1913 et 1er février 1914 initiés par Rebba, celui du 5 décembre 1920 mis sur pied par les sociétés taurines gersoises, et enfin le Congrès tauromachique du 26 février 1928 provoqué par « l’Union tauromachique bordelaise ». Malgré toutes ces assemblées, tous les efforts étaient restés vains, et aucun règlement type n’avait pu voir le jour : « les réformateurs se sont heurtés au scepticisme, à l’égoïsme, à l’inertie de certaines commissions de fêtes, à une fausse conception de leur indépendance chez certaines autres ». Et le journaliste ajoutait : « je persiste à penser que Fédération et Règlement sont choses inséparables ».
Dans les propositions qu’il faisait, venait en premier lieu la création d’une école taurine, en deuxième la sélection d’un bétail de choix, en troisième « l’obligation pour tout homme qui défile au paseo de fournir durant la course un travail en rapport avec ses facultés et son talent ». D’autres articles fort intéressants venaient ensuite, et je pense qu’il sera utile de les publier en entier un jour prochain. Peut-être pour donner des idées à certains ou pour revenir à quelques valeurs un peu oubliées… Ou tout simplement pour nourrir le débat autour de la prochaine « régénération ».