« Spectacles méridionaux : une course landaise » (1903)

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C’est ainsi que s’intitule un article paru dans Les nouvelles illustrées, n° 73 du 15 octobre 1903 (p. 82 et 83), et signé des initiales « G. S. ». Il fait suite à un autre article consacré à nos Landes et présentant le travail du résinier.

L’auteur y détaille les différentes phases de la course, depuis le paséo exécuté au son de Carmen (la célèbre Cazérienne n’est pas encore née) jusqu’à la dernière vache destinée aux amateurs courageux. Son intérêt réside surtout dans les images qui l’illustrent et qui sont l’œuvre d’un certain « J. Georges ». Celui-ci nous montre des arènes non localisées, et dont la particularité réside dans la grande porte située sous les tribunes, au centre des loges. C’est l’une des rares représentations d’une telle configuration, et cette singularité devrait nous (ou vous) permettre de l’identifier un jour…

On y voit aussi la traditionnelle montée à l’escalot qui permettait aux écarteurs d’aller chercher leurs prix et primes à la tribune officielle.

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Et enfin, quelques images de la course elle-même:

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Loges et tribunes: Haut-Mauco (40)

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Dans ma collection, cette carte postale représentant les anciennes loges et tribunes du petit village de Haut-Mauco. Cette image est assez représentative des symboles forts de nombreuses communes chalossaises : la mairie, les écoles et les arènes. Beaucoup ont perdu les deux derniers… et ne tarderont peut-être pas à perdre le premier.

En voici un détail grossi:

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Et voici une photo des arènes actuelles, publiée sur le site « Visites en Aquitaine » (http://visites.aquitaine.fr/arenes-de-haut-mauco) :

Elles sont de type rectangulaire et comportent 10 loges pour les vaches.

Office de Tourisme

Image publiée sur le site: http://www.landes-chalosse.com/se-divertir/fan-de-patrimoine/arenes-de-haut-mauco-1034906

Une course à Peyrehorade… en 1793

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Il y a plus de deux siècles, alors que la réglementation est en train de se mettre en place, l’organisation de courses peut parfois prendre pour prétexte des événements très particuliers. Ce fut le cas en 1793 à Peyrehorade, où une simple « permission agricole » accordée à six jeunes soldats du lieu fut fêtée de la sorte. Dégagés de leurs obligations militaires pour la période des semailles (trois semaines maximum), ils décidèrent de célébrer ce retour temporaire dans leurs foyers par l’achat d’un bœuf pour « faire course ». Il est vrai que nous n’étions encore qu’au temps des jeux taurins dans les rues avec des bovins tenus à la corde. Ils se procurèrent « leur » bœuf dans la basse-cour du château de la dame Montréal, émigrée, et s’engagèrent à respecter les « propriétés nationales » à l’occasion de leur « récréation ».

La présentation des cuadrillas… en 1907

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C’était il y a exactement 110 ans, dans La Talanquère !!! Voici la belle présentation des 3 grandes cuadrillas qui allaient se livrer une lutte acharnée durant la temporada 1907 : Dubecq, Barrère et Portalier. Les hommes de Joseph Barrère étaient un peu les « Américains » de l’époque, avec les Giovanni, Fillang, Lafau, Darracq et pour teneur de corde Kroumir II, dit Flam, que l’on reconnaît en haut à gauche à sa superbe moustache.

L’hiver de nos coursières

La couverture du dernier numéro de La Cazérienne titre avec humour « Cornes de brume » pour évoquer la saison hivernale de nos vaches de course.

Grâce à l’amabilité de Jean-Charles Pussacq, qui m’a confié l’ensemble de ses archives pour reproduction et valorisation, voici une belle image de ses vaches dans la Barthe pendant l’hiver 1975. On voit qu’elles pouvaient se refaire une belle santé avant d’attaquer une nouvelle saison !!!

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Jean-Charles Pussacq m’avait aussi signalé qu’il avait sur son blog une série de photos de son élevage pendant le terrible hiver 1985. Voici quel était son commentaire introductif :
« Le public ne voit souvent de la course landaise que le beau côté des choses, c’est-à-dire les courses elles-mêmes, les spectacles… mais il ne se doute pas qu’en amont et en aval il y a tout un travail long et fastidieux, des journées harassantes où la loi des 35h passe pour une vaste rigolade, et parfois des déconvenues et des moments bien difficiles. L’hiver 1985 peut-être rangé parmi ces moments difficiles de la vie d’une ganaderia. Un hiver long et rude qui a donné beaucoup de soucis. En effet cette année-là un froid intense quasi Sibérien s’est abattu sur les Landes, 20 jours de neige et de glace, des températures descendant jusqu’à -21°. Soigner le bétail dans ces conditions fut difficile. Les prairies étant recouvertes de neige, il fallut approvisionner constamment les mangeoires en fourrage… mais c’est surtout le problème de l’eau qui donna des soucis. L’eau était gelée et il fallait constamment casser la glace pour que les bêtes puissent s’abreuver.
Le Grand Beyrie ressembla durant trois semaines à la plaine de Moscou, et l’on s’en souvient encore aujourd’hui. »

Son blog présentait quelques photos de ce terrible hiver dans la barthe du Cassou, mais il a désormais malheureusement disparu de la planète internet. J’en avais heureusement copié une image, que je vous offre aujourd’hui:

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