Quand les arènes de Mont-de-Marsan servaient de prison…

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C’était un 15 novembre et nous étions en 1914. Les premiers combats avaient déjà été meurtriers, mais nous n’étions pas encore entrés véritablement dans la guerre de tranchées. Des centaines de soldats avaient été faits prisonniers, et dans les deux camps.
Du côté français, il fallait d’une part les éloigner le plus du front et d’autre part les surveiller étroitement. Mais avant que l’on organise les choses, que l’on construise des camps ou que l’on trouve des baraquements adéquats, l’on dut parer au plus pressé. Ce fut le cas à Mont-de-Marsan, où plusieurs cartes postales de l’époque nous montrent ces prisonniers allemands parqués sous bonne garde dans les arènes désormais vides de tout spectacle taurin.
Le grand périodique illustré de l’époque, Le Miroir, s’en fait l’écho (un écho patriotique bien sûr) dans son numéro du 15 novembre 1914. Voici cette image, une image d’histoire, une histoire qu’on ne voudrait plus connaître…

Et voici quelques-unes des cartes postales dont je vous ai parlé et qui montrent un peu du quotidien de ces soldats qui passèrent la guerre à l’arrière et furent employés à des travaux d’intérêt général. Certaines existent avec le même cliché recadré plus serré.

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Mort pour la France : Daudigeos (Louis)

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Archives Dubecq

Louis Daudigeos, cordonnier de son état, est né le 22 mars 1877 à Mont-de-Marsan. Il porte le n° 861 au recrutement de cette ville.

Il avait fait son service normal au 144e RI du 15 novembre 1898 au 14 septembre 1901, et en sort avec un certificat de bonne conduite. Il est réserviste à compter du 1er novembre 1901, et passe dans l’armée territoriale le 1er octobre 1911. Il est réformé par la commission spéciale de Mont-de-Marsan le 13 août 1914 pour cicatrice mal collée, mais classé service armé par le Conseil de Révision des Landes le 8 juin 1915 (loi du 6 avril 1915). Il passe au 12e RI, 6e Régiment du Génie. Il est au front à partir du 7 novembre 1915, et est tué à l’ennemi le 12 septembre 1916 à Belrupt (Verdun, Meuse), victime d’un obus près du « Cabaret rouge ».
Il est inscrit au Livre d’or de Mont-de-Marsan, et son nom figure sur le monument aux morts de Mont-de-Marsan et sur celui de Casteljaloux.

Voici ce que La Course landaise annonce alors que la nouvelle de son décès n’est pas encore connue (1er octobre 1916), et qui montre le courage de l’écarteur : « Daudigeos, après s’être courageusement comporté dans les environs de V… et avoir été reversé à l’arrière, a demandé à revenir à son ancien secteur. »

Et voici quelques extraits de la biographie de cet écarteur :

« Enfant, à l’école, il était le plus fort pour écarter un camarade qui, en guise de cornes, brandissait… deux couteaux ! Aussi, c’est très jeune qu’il va tourner son premier écart devant une coursière de Gaillat à Saint-Pierre-du-Mont. En 1894, il remporte son premier premier prix. En 1896, à tout juste 19 ans, Daudigeos dit Le Petit Montois est l’un des meilleurs éléments de la cuadrilla du célèbre Joseph Hains qui travaille surtout le bétail du ganadero Dubecq et de celle de Marin II qui suit celui de Félix Robert, et au concours de fin de saison de Bayonne, Daudigeos est annoncé parmi « les plus forts ». L’année suivante, il s’illustre à Bordeaux (…) le 27 juin, lors d’une course pendant laquelle Nassiet sautera les pieds joints dans son béret et où Marin Ier jouera avec une ombrelle devant les coursières de l’après-midi ! (…) Celui que l’on qualifie parfois sur les affiches de « torpille de l’arène » se signale en [18]98 à Pomarez, où les ganaderos Barrère et Robert présentent pas moins de 12 vaches nouvelles. (…) A partir de 1903, il va devenir une des têtes de la cuadrilla Giovanni que le maître de Buros s’est attachée par contrat. (…) [Il] signe, en 1907, avec les ganaderos Campan et Dupey (…). L’année suivante, il est tête de cuadrilla chez Portalier puis, en 1909, lorsque les fils Passicos remontent la ganaderia familiale, ils font appel à lui pour épauler Fillang et Lalanne. (…) Mais dès l’année suivante, Daudigeos revient chez le ganadero de Parentis toujours comme tête de cuadrilla et remporte 6 premiers prix et 5 deuxièmes sur 28 courses (…). [En 1913] Daudigeos se retrouve tête de cuadrilla chez Alexis Robert le ganadero de Meilhan et enrichit son palmarès d’un nouveau premier prix (…). En 1914, avec six de ses collègues parmi les meilleurs, Daudigeos fait partie de la cuadrilla de « l’Elite landaise » qui va travailler les quatre grands troupeaux de formelle. Joseph Daudigeos disparaîtra pendant la guerre, tombé au champ d’honneur. »

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 129-130 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

Mort pour la France : Lacoste I (Hubert Henri NAVES, dit)

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A la suite de l’hommage qui leur a été rendu en introduction du concours de Saint-Sever, le 26 juin dernier, grâce à l’action et aux recherches d’André Diot, nous allons commencer à publier des articles sur les acteurs de la course landaise qui sont morts pour la France durant la guerre 1914-1918. Nous avons choisi de le faire dans l’ordre chronologique de leur décès, et le premier de ces héros ne mit pas longtemps à tomber au champ d’honneur. Il s’agit de Hubert Henri Naves, dit Lacoste I, tué à l’ennemi à Ribemont, dans l’Aisne, le 30 août 1914, moins d’un mois après le début de ce terrible conflit.

Henri Naves est né le 3 novembre 1892 à Martel (Lot). Lors de son recensement militaire à Cahors (n° matricule n° 281 de la classe 1912), il  réside à Mont-de-Marsan. L’année suivante, le 12 avril 1913, alors qu’il doit normalement effectuer son service militaire quelques mois plus tard, il s’engage volontaire pour trois ans à la mairie de Mont-de-Marsan pour servir au 34e régiment d’infanterie. Il arrive au corps comme soldat de 2e classe le 12 avril 1913 et part sur le front avec son régiment, le « régiment des Landais », dès les premières heures du conflit au début du mois d’août 1914. Il est porté disparu le 30 août 1914 à Ribemont (Aisne), et son décès est fixé par jugement à cette date (avis du ministre de la Guerre du 30 octobre 1920). Il figure sur le « Livre d’or » de Mont-de-Marsan, mais son nom n’est pas inscrit sur le monument aux morts de Martel ni sur celui de Mont-de-Marsan. Un oubli qu’il serait bon de réparer, notamment en application de la loi n° 2012-273 du 28 février 2012, dont l’effet est rétroactif

Voici quelques éléments sur sa carrière d’écarteur, tirés du Dictionnaire de Gérard Laborde.

« Six années de carrière prestigieuse entre 17 et 22 ans. Avec son frère [Jasmin Naves, dit Lacoste II], il a découvert la Course landaise, grâce au numéro de cirque qu’ils présentaient à l’entracte de certaines courses. Il débute en formelle en 1909 au sein de la cuadrilla Giovanni attachée au ganadero Barrère (à qui il restera fidèle jusqu’en 1913) (…). Dès l’année suivante [1910], Lacoste, tout juste âgé de 18 ans, va éclater et terminer n° 1 avec 25 premiers prix et un deuxième sur 32 courses pour 4 373 fr. de gains sur la saison. C’est l’avènement d’un nouveau roi de l’arène, « d’un homme hardi, confiant et qui ne redoute rien », « un vaillant téméraire, un classique » mais aussi « travailleur consciencieux et élégant qui plaît à l’aficion » et par ailleurs « bon camarade, souvent au quite« . Pourtant l’année suivante [1911] va se révéler bien moins bonne pour un Lacoste I en proie au doute et habité par une perte de confiance (…). Mais en 1912, en réussite dans le travail des vaches sérieuses, il accomplit une nouvelle grande saison, avec dix premiers prix (…). Pour sa dernière année, en 1914, il travaillera dans les cuadrillas du Syndicat des toreros. »

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 278-279 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

Une course à Mont-de-Marsan… en 1845

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J’ai mis pas mal de temps à trouver la datation exacte de cette gravure exceptionnelle. Comme beaucoup d’autres (et en particulier celle de Jean Chicoy écartant avec son enfant dans les bras), on la trouve en effet reproduite et diffusée un peu partout avec des informations souvent erronées. Certaines portent en particulier comme légende : « Une course à Mont-de-Marsan en 1869 », ou encore, comme sur le site de la régie des fêtes de Mont-de-Marsan et dans l’historique des arènes : « Course de taureaux vers 1800 sur la Place Saint-Roch ». La vérité se situe, comme souvent, entre les deux, car j’ai découvert qu’elle datait de 1845. Elle est parue en effet dans L’Illustration, n° 133, vol. VI, daté précisément du samedi 13 septembre 1845, p. 21, avec la simple légende: « Course de taureaux à Mont-de-Marsan ». Voici l’article qui l’accompagne et l’explique, vue de Paris…
« Courrier de Paris »
« De quel pesant commentaire en effet voulez-vous donc que nous surchargions cette légère vignette. Elle parle à vos yeux et s’exprime avec plus d’agrément et d’exactitude que nous ne saurions le faire. Cette arène ornée et pimpante, ces drapeaux déployés, cette foule qui s’entasse autour de l’enceinte, ces taureaux échappés, ces hommes qui courent et s’élancent, ces acclamations enfin que vous imaginez sans peine, tout ce spectacle ne vous dit-il pas qu’il s’agit d’une de ces fêtes méridionales, au moyen desquelles toute une population témoigne à quelque illustre et auguste visiteur sa joie de le voir et son contentement d’être vue. M. le duc de Nemours, passant en effet par Mont-de-Marsan, il y a une quinzaine de jours, a assisté à une course de taureaux, préparée par les soins des autorités de la ville. Nous disons course et non pas combat. En France, nous savons si bien nous contenter de divertissements où le sang ne coule pas ! Cependant, que ces exercices ne soient pas exempts de danger, qu’ils exigent des écarteurs (ainsi s’appellent les douze Basques chargés de les lancer et de les exciter à la course), qu’ils exigent, disons-nous, beaucoup de courage et de présence d’esprit, vous n’en douterez pas après avoir vu, d’après ce croquis, à quel point le taureau est libre, et furieux et menaçant, et comment nos écarteurs en sont réduits, pour toute arme offensive et défensive, uniquement à toute leur adresse et agilité. »
Suite à cette découverte, j’ai donc mis au travail mes amis des Archives départementales des Landes pour qu’ils cherchent une trace de cette course dans la presse locale, et ils ont en effet trouvé les détails de notre événement. Le compte-rendu du séjour de leurs altesses le duc et la duchesse de Nemours dans la préfecture landaise est en effet détaillé dans le Journal des Landes, 14e année, n° 46 du 21 août de cette année 1845. Ils arrivèrent dans l’après-midi du 18, et furent accueillis à l’entrée de la ville sur la route de Bordeaux par le maire, M. Dufau, et l’ensemble du corps municipal. Il faut savoir que son séjour à Mont-de-Marsan avait été retardé par une indisposition passagère qui l’avait obligé à prolonger son séjour à Bordeaux de quelques jours, et que lui et son épouse étaient en route pour l’Espagne où ils devaient rendre visite à leurs cousines, la reine Isabelle et la reine mère. C’est le lendemain 19 août, marqué par erreur « 20 » dans le Journal, qu’après une escapade à Saint-Maurice et une visite à l’hôpital civil et militaire, ils arrivèrent « à la course » à quatre heures et demie. Mais laissons la parole au journaliste…
« La place [on ne sait pas pour le moment de quelle place il s’agit, mais on peut préjuger que c’était la Place Saint-Roch] présentait l’aspect le plus magnifique et le plus pittoresque. On évalue à quatre ou cinq mille âmes le nombre des curieux qui se pressaient sur les galeries, sur les théâtres, sur les toits, partout où l’oeil pouvait avoir la moindre issue pour regarder dans le cirque.
LL. AA. RR. [Leurs Altesses Royales]ont été reçues dans le pavillon qui leur avait été préparé par le conseil municipal tout entier, et par quatre dames des principaux fonctionnaires de la ville.
La course de taureaux a immédiatement commencé. Les quatorze écarteurs inscrits et revêtus de leur élégant costume, sont allés gracieusement saluer le Prince et la Princesse, et se sont hardiment présentés devant les taureaux qui en ont culbuté quelques-uns. Précisément à ce moment, le temps est devenu mauvais, la pluie a commencé à tomber, et a contraint à se retirer le Prince et la Princesse que le spectacle nouveau auquel ils assistaient semblait manifestement intéresser.
LL. AA. RR., avant de se retirer, ont fait remettre à MM. les commissaires de la course une somme de 200 fr., pour être distribuée en leur nom aux écarteurs. »
Le duc et la duchesse quittèrent Mont-de-Marsan le lendemain 20 août au matin pour Dax et Bayonne, sans que l’on sache (mais l’enquête continue!) si dans ces deux villes on leur offrit également un spectacle taurin.

La gravure elle-même représente en une seule scène l’ensemble des jeux qui se pratiquaient généralement avec les taureaux avant que la corrida espagnole d’un côté, et la course landaise de l’autre, ne se codifient. En premier lieu, il semble que les personnages, que la revue parisienne qualifie de « Basques » soient en fait des Navarrais qui, depuis le 18e siècle, assuraient ce type de spectacle à pied, en particulier à Bayonne. Leur costume paraît d’ailleurs mieux correspondre à leurs habitudes vestimentaires qu’à celle des Landais. On notera que, comme il en était d’usage depuis longtemps dans les rues comme sur les places, la bête était tenue par une corde pour garantir un peu de sécurité aux acteurs. Parmi les attributs de ceux-ci, on distingue l’aiguillon tenu par l’écarteur au premier plan, mais surtout les banderilles, tenues par au moins cinq de ses congénères et destinées à exciter le taureau. On voit également qu’on pratiquait déjà le saut (à la course), et peut-être l’écart auquel semble se préparer un svelte jeune homme appelant la bête. Enfin, on notera qu’au fond de la piste, on aperçoit 10 loges numérotées, comme aujourd’hui.

Les courses « hispano-landaises » (1)

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Il s’agissait de courses mixtes, réunissant en un seul spectacle des courses espagnoles et des courses landaises. Elles naquirent dès le début des années 1860, et constituèrent en quelque sorte une réponse à la fameuse loi Grammont de 1850 interdisant la maltraitance des animaux domestiques.

La partie espagnole, souvent privée des picadors et ne comprenant qu’un simulacre de mise à mort, était constituée du jeu à la cape et à la muleta et de la pose de banderilles. La partie landaise ressemblait la plupart du temps aux courses « simples », et l’on n’y faisait courir généralement que du bétail nouveau, sans corde. Les spectateurs assistaient donc à deux courses distinctes, qui se déroulaient alternativement. Le paséo était fait en commun par les deux cuadrillas, l’espagnole marchant le plus souvent en tête, suivie de la landaise. Elles connurent beaucoup de succès dans les années 1880-1910. Il est très probable que la présence de l’alguazil dans quelques paséos de vraies courses landaises (comme nous l’avons montré sur plusieurs images) provient de ce genre de spectacles hispano-landais.

Voici le jugement un peu critique que Prosper Séris portait sur ce type de courses :

« Nous n’avons pas à cacher notre opinion personnelle sur les courses hispano-landaises aujourd’hui à la mode dans notre contrée. Elles nous laissent souvent très froid et nous avouons notre préférence marquée pour la vraie course landaise avec le meilleur bétail espagnol et, surtout, pour la course espagnole pure telle qu’il est interdit pour le moment de la voir ailleurs qu’en Espagne.

Nous devons pourtant reconnaître que la course hispano-landaise, espèce de carte forcée ou de moyen terme imposé, non pas par nos mœurs, mais par les mœurs du nord de la France, est un spectacle qui offre de l’attraction à beaucoup de landais et, surtout, aux étrangers qui viennent assister à nos fêtes.

Mais, si nous ne sommes pas partisan de ces courses pseudo-sérieuses, nous n’en sommes pas non plus les adversaires irréconciliables, car nous espérons que la faveur que le public leur accorde nous a chemine peu à peu vers le but que doivent poursuivre les vrais tauromaches : la course espagnole pure. »

Cette superbe planche, tirée du Bulletin de la Société de Borda de 1891, nous montre qu’à Dax, en 1890, on avait bravé (comme souvent dans l’histoire de la tauromachie locale) les interdits, et l’on aperçoit en fond d’image deux picadors fermant la marche… Les 3 agents municipaux, au premier plan, dont le porte-drapeau, sont superbes! Cette course se déroulait dans les anciennes arènes, en face de la Poste actuelle.

Après Dax, nous voici à Mont-de-Marsan, ici également avec des picadors et un alguazil. Par contre, le groupe des écarteurs (à gauche) et celui des matadors (à droite) défilent ce jour-là chacun en file indienne.

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Une meilleure vue de face…

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Même configuration de paséo à Casteljaloux qu’à Mont-de-Marsan. Landais et Espagnols défilent chacun dans leur rangée. Il semble donc qu’à cette époque, vers 1910, on ait abandonné la pratique « hiérarchisée » des années 1880-1890 où les matadors précédaient assez systématiquement les écarteurs.

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Voici maintenant l’une des cartes consacrées aux courses hispano-landaises de Pomarez par l’éditeur Vincent Lussan. L’originalité réside bien sûr dans l’organisation du paséo: deux matadors devant et de chaque côté des écarteurs, qui étaient bien plus nombreux…

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Mais parfois, on inversait, comme on le voit sur cette image où le photographe a déclenché un peu tardivement…

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Dans les anciennes arènes de Soustons, où l’alguazil précède les acteurs, les Landais semblent également encadrer les Provençaux. Nous avons la chance de savoir qui participe à ce superbe paseo : il s’agit pour les toréadors de la cuadrilla du fameux Pouly, et pour nos écarteurs de la non moins fameuse équipe de la ganaderia Passicos, de Dax.

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La photographie que je vous présente maintenant a été publiée dans le journal taurin espagnol Pan y Toros du 22 février 1897. Elle représente le paseo d’une course hispano-landaise dans les arènes (ancienne version) de Mont-de-Marsan. On y voit, de manière originale, défiler d’abord la cuadrilla espagnole, puis le quadrille de nos écarteurs landais.

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Par contre dans la piste, comme on peut le voir sur cette image d’une course à Soustons, tous les acteurs étaient parfois gentiment mêlés et les écarteurs ne dédaignaient pas parfois de prendre la cape, comme celui de dos au premier plan, au centre…

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