Mort pour la France : Daudigeos (Louis)

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Archives Jean-Charles Pussacq

Louis Daudigeos, cordonnier de son état, est né le 22 mars 1877 à Mont-de-Marsan. Il porte le n° 861 au recrutement de cette ville.

Il avait fait son service normal au 144e RI du 15 novembre 1898 au 14 septembre 1901, et en sort avec un certificat de bonne conduite. Il est réserviste à compter du 1er novembre 1901, et passe dans l’armée territoriale le 1er octobre 1911. Il est réformé par la commission spéciale de Mont-de-Marsan le 13 août 1914 pour cicatrice mal collée, mais classé service armé par le Conseil de Révision des Landes le 8 juin 1915 (loi du 6 avril 1915). Il passe au 12e RI, 6e Régiment du Génie. Il est au front à partir du 7 novembre 1915, et est tué à l’ennemi le 12 septembre 1916 à Belrupt (Verdun, Meuse), victime d’un obus près du « Cabaret rouge ».
Il est inscrit au Livre d’or de Mont-de-Marsan, et son nom figure sur le monument aux morts de Mont-de-Marsan et sur celui de Casteljaloux.

Voici ce que La Course landaise annonce alors que la nouvelle de son décès n’est pas encore connue (1er octobre 1916), et qui montre le courage de l’écarteur : « Daudigeos, après s’être courageusement comporté dans les environs de V… et avoir été reversé à l’arrière, a demandé à revenir à son ancien secteur. »

Et voici quelques extraits de la biographie de cet écarteur :

« Enfant, à l’école, il était le plus fort pour écarter un camarade qui, en guise de cornes, brandissait… deux couteaux ! Aussi, c’est très jeune qu’il va tourner son premier écart devant une coursière de Gaillat à Saint-Pierre-du-Mont. En 1894, il remporte son premier premier prix. En 1896, à tout juste 19 ans, Daudigeos dit Le Petit Montois est l’un des meilleurs éléments de la cuadrilla du célèbre Joseph Hains qui travaille surtout le bétail du ganadero Dubecq et de celle de Marin II qui suit celui de Félix Robert, et au concours de fin de saison de Bayonne, Daudigeos est annoncé parmi « les plus forts ». L’année suivante, il s’illustre à Bordeaux (…) le 27 juin, lors d’une course pendant laquelle Nassiet sautera les pieds joints dans son béret et où Marin Ier jouera avec une ombrelle devant les coursières de l’après-midi ! (…) Celui que l’on qualifie parfois sur les affiches de « torpille de l’arène » se signale en [18]98 à Pomarez, où les ganaderos Barrère et Robert présentent pas moins de 12 vaches nouvelles. (…) A partir de 1903, il va devenir une des têtes de la cuadrilla Giovanni que le maître de Buros s’est attachée par contrat. (…) [Il] signe, en 1907, avec les ganaderos Campan et Dupey (…). L’année suivante, il est tête de cuadrilla chez Portalier puis, en 1909, lorsque les fils Passicos remontent la ganaderia familiale, ils font appel à lui pour épauler Fillang et Lalanne. (…) Mais dès l’année suivante, Daudigeos revient chez le ganadero de Parentis toujours comme tête de cuadrilla et remporte 6 premiers prix et 5 deuxièmes sur 28 courses (…). [En 1913] Daudigeos se retrouve tête de cuadrilla chez Alexis Robert le ganadero de Meilhan et enrichit son palmarès d’un nouveau premier prix (…). En 1914, avec six de ses collègues parmi les meilleurs, Daudigeos fait partie de la cuadrilla de « l’Elite landaise » qui va travailler les quatre grands troupeaux de formelle. Joseph Daudigeos disparaîtra pendant la guerre, tombé au champ d’honneur. »

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 129-130 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

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2 réflexions sur “Mort pour la France : Daudigeos (Louis)

  1. Bonjour Monsieur,
    votre site est passionnant. Je vous écris au sujet de la légende sous la photo de Daudigeos. Cette photo n’appartient pas à Jean-Charles Pussacq, elle fait partie de la collection de photos Dubecq.
    J’ai eu comme voisin Jean-Charles et en 2001 nous avons été sollicité pour réaliser une exposition sur Pomarez. J’ai scanné, retapé plus de 1 500 photos. Jean-Charles m’a apporté une enveloppe avec de nombreuses « vieilles photos ». Elles proviennent de chez Dubecq, me dit-il, mais tu marques collection Pussacq. Il est coutumier de ce genre de fait. C’est un personnage, cet homme !
    Rendez donc à Dubecq ce qui lui appartient, Jean-Charles a omis tout simplement de rendre les photos !

    ‘ai une question à vous poser sur la ganaderia Dubecq : avait elle des couleurs ? Si oui pouvez-vous me dire lesquelles.
    Vous en remerciant par avance,
    Très cordialement

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    1. Cher Monsieur,
      j’avais effectivement vu votre nom sur plusieurs des images que Jean-Charles Pussacq m’avait temporairement confiées pour reproduction. Je vous remercie de ces précisions, et je corrige donc. En ce qui concerne les couleurs de ganaderias, elles sont nées dans la 2e partie du 20e siècle. Jusque-là, et notamment entre 1880 et 1910 notamment, ce sont les écarteurs qu’on différencie par leurs couleurs de béret et de boléro. Bien à vous. FB

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