Les fêtes de Montfort-en-Chalosse (40) en 1927

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J’ai dans ma collection cette superbe affichette des fêtes de Montfort-en-Chalosse de 1927. On y voit que le morceau de choix en était constitué par le concours du dimanche entre les deux ganaderias de Coran et Despouys. La première avait pour chef Cantegrit II, la seconde Suisse. La course durait d’ailleurs à cette époque sur deux journées et se terminait le lundi. Cette « réclame » est agrémentée de dessins de Gaston Rémy, dont un superbe escalot. On peut s’étonner, comme je l’ai déjà mentionné, que ce chef-lieu de canton très coursayre n’ait jamais connu d’arènes en dur !

Loges et tribunes: Eugénie-les-Bains (40)

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Nouvelle venue dans ma collection, cette carte postale des années 1950 de la « Place des Arènes » d’Eugénie-les-Bains (Edition Photo-Land, Cazères-sur-Adour, cliché R. Lesgourgues). On y distingue, au fond, les loges et les tribunes, mais la perspective donne l’impression qu’il y a des arbres plantés sur la piste…

La mémoire d’Emmanuel Delbousquet à Toulouse

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Emmanuel Delbousquet, poète et romancier français (1874-1909) mais surtout auteur du livre que tout coursayre se doit d’avoir lu (L’écarteur, paru à Paris, chez P. Ollendorff, en 1904, réédité 71 ans plus tard par les soins de David Chabas avec les illustrations de Bernard Nogaro, et enfin en 2004 à Pau par Princi negue) vécut dans sa jeunesse à Toulouse. Durant son bref séjour dans la ville rose, au petit séminaire de L’Esquile, il fonde en 1891 avec Louis Magre et Marc Lafargue la première revue poétique de l’école toulousaine, Les Essais de Jeunes, devenue L’Effort en mars 1896. Il collabore par ailleurs à La France de Bordeaux et au Télégramme de Toulouse. C’est en souvenir de son passage que cette plaque a été apposée en 1911 sur le mur du n° 2 de la rue Gatien-Arnoult, à l’angle de la place Saint-Sernin, là même où il avait habité.

Les sauts landais… vus par les Anglais

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C’est dans une revue britannique (eh oui!!!) que nous trouvons ces considérations sur les sauts:
« Sauts.
Passons aux sauts ; on ne saute guère en Espagne. Les Espagnols ne les considèrent pas comme des passes tauromachiques. La tauromachie, pour eux, n’est que de l’escrime.
Le saut sur le front [note 1 : Sobre el testuz], très dangereux, s’exécute en posant le pied à la naissance des cornes, au moment de l’humiliation et en retombant derrière la queue. Le saut landais [note 2 : On l’a appelé, en Espagne, le saut de Paul Daverat, du nom du Landais qui l’exécuta le premier dans la péninsule, sur la Place de Saint-Sébastien], plus dangereux encore, n’est que le même saut sans poser le pied entre les cornes. Joseph Marin, le chef de la quadrille landaise, l’a fait, à l’Hippodrome de Paris, avec une vache landaise redoutable.
A côté de ce saut, merveille de gymnastique, le saut par-dessus les cornes, qui consiste à sauter de gauche à droite ou de droite à gauche par-dessus les cornes du taureau humilié, et le saut à la perche qui s’exécutent en Espagne et en Provence ne sont que des jeux d’enfants. Le saut sur une table du fameux Martincho, au siècle dernier, ne vaut pas non plus le saut landais. Pendant les sauts, il est prudent qu’un ou deux mantellistes soient de garde dans les entours pour les parades à fournir. »
Revue britannique, ou Choix d’articles des meilleurs écrits périodiques de la Grande-Bretagne, 65e a., 1889, p. 180 : « Courses au taureau et principes de tauromachie », par G. de Frézals

La « Place de la Course » à Montfort-en-Chalosse (40)

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Entre 1842 et 1844, Alexandre Ducourneau publiait un ouvrage dans le style des voyages romantiques de l’époque, intitulé « La Guienne historique et monumentale ». Ce livre comporte en particulier de nombreuses gravures représentant des villes et villages de notre Gascogne, dont cette superbe illustration de la « Ville de Montfort » chère à mon coeur. On y voit l’une des portes d’entrée de cette bastide, à l’entrée de la grand-rue, mais surtout, à droite, la « place de la course » avec des loges qui semblent fixes et les barrières protégeant le public. Elle se situait sur l’actuelle Place Foch, et je vous en fournirai une autre représentation bientôt.

Il faut cependant parfois se méfier des artistes, qui prennent souvent des libertés avec la réalité et avec les perspectives, et il faut donc vérifier, si on le peut, en comparant ces images avec d’autres documents. C’est ce que j’ai fait grâce aux Archives départementales des Landes qui ont mis en ligne la presque totalité des cadastres anciens des communes landaises. Voici ce qu’on peut voir sur celui qui a été réalisé pour le bourg de Montfort au début du 19e siècle (Section dite du Bourg, plan du lieu-dit n° 4, 286 W 194), et qui nous confirme bien d’une part l’existence dès cette époque d’une « Place de la course », ce qui prouve l’ancienneté de cette pratique dans le village, et d’autre part l’emplacement de celle-ci, qui correspond bien à ce que le dessinateur puis le graveur ont représenté.

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