Mort pour la France : Méro (René Bertrand Barrouillet, dit)

Il est né le 1er août 1887 à Coudures (Landes), et porte le n° matricule n° 906 au recrutement de la classe 1907 à Mont-de-Marsan. Il est alors sans profession déclarée.

Il avait fait son service normal du 7 octobre 1908 au 25 septembre 1910 au 133e RI avec certificat de bonne conduite, et il est rappelé à l’activité en vertu du décret du 1er août 1914 (mobilisation générale). Arrivé au corps le 4 août 1914 (123e RI), il passe au 144e RI le 29 août 1914 puis au 6e RI le 25 juillet 1916. Il est porté disparu le 20 août 1917 à Louvemont (Meuse), date à laquelle son décès est fixé par jugement déclaratif rendu par le tribunal de Bordeaux du 25 janvier 1922. Il a été inhumé dans la nécropole nationale de Bras-sur-Meuse (55) (tombe 2131).
Au début des années 1910, il avait quitté et les Landes et la course landaise pour s’installer à Bordeaux comme cafetier. C’est ce qui explique que son nom figure sur le mémorial des morts de la Grande Guerre de Bordeaux (place du 11 novembre), ainsi qu’au livre d’or de la ville, et que son village natal l’ait oublié : son nom n’est porté ni sur le livre d’or de Coudures, ni sur le monument aux morts, ni sur la plaque à l’intérieur de l’église.

Voici quelques éléments sur sa carrière d’écarteur.

« Méro, de Coudures, se révèle en 1910 dans la cuadrilla dirigée par Mazzantini attachée au troupeau du ganadero Portalier ; remportant un premier prix et 2 deuxièmes, (…) il pointe à une honorable 20e place au classement. Ce bon parcours lui vaudra d’être engagé parmi les têtes de la cuadrilla de chez Passicos la saison suivante. Malheureusement, il devait disparaître sur le front lors de la grande guerre. »
On connaît donc encore très peu de choses sur cet écarteur. Il nous reste cependant l’image de ce très bel écart réalisé dans les arènes de Mont-de-Marsan et immortalisé par Bernède.

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 386 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

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Palmarès du Championnat de France des écarteurs depuis 1956

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Le podium du 1er championnat de France en 1956:
de g. à dr. : Saint-Martin (3e), Forsans (2e) et Maxime (champion de France)

Année Champion de France Vice-champion
1956 MAXIME Robert FORSANS Marcel
1957 MAXIME Robert ATANO Jérôme
1958 MICHEL I FORSANS Marcel
1959 MICHEL I MAXIME Robert
1960 BARERE Jo
MAXIME Robert
1961 LEY Jean Claude FORSANS Marcel
1962 DARRACQ II DUFAU
1963 RAMUNCHO FORSANS Marcel
1964 LEY Jean Claude FORSANS Marcel
1965 RAMUNCHITO DARRACQ Christian
1966 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1967 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1968 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1969 RAMUNCHITO MARC-HENRI et DARRACQ
1970 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1971 RAMUNCHITO DUCAMP Michel
1972 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1973 RAMUNCHO RAMUNCHITO
1974 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1975 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1976 BERGEZ Michel RAMUNCHO
1977 RAMUNCHITO RAMUNCHO
1978 DUCASSOU Gilbert MARC-HENRI
1979 BORDES Didier DUCASSOU Gilbert
1980 LABORDE Jean Claude BORDES Didier
1981 LABORDE Jean Claude DESCAZAUX Philippe
1982 MARC-HENRI RAMUNCHO
1983 NOGUEZ Alain RAMUNCHITO
1984 LAPLACE Didier CASSIEDE
1985 BORDES Didier TRUCHAT Janick
1986 RACHOU LATAPY Didier
1987 RACHOU RAMUNCHO
1988 RACHOU GOEYTES Didier
1989 GOEYTES Didier RACHOU
1990 GOEYTES Didier BERGAMO Thierry
1991 DUSSAU Christophe BERGAMO Thierry
1992 BERGAMO Thierry JANICK
1993 BERGAMO Thierry JANICK
1994 DUSSAU Christophe JANICK
1995 BERGAMO Thierry DESCAZAUX Philippe
1996 LALANNE Jean-Marc DESCAZAUX Philippe
1997 DUSSAU Christophe LALANNE Jean-Marc
1998 DUSSAU Christophe BERGAMO Thierry
1999 GOEYTES Didier DUSSAU Christophe
2000 DUSSAU Christophe VIC Alexandre
2001 DUSSAU Christophe DUCASSE Jean Pierre
2002 DUSSAU Christophe DE ROVERE Benjamin
2003 DUSSAU Christophe LARRIEULE Olivier
2004 DE ROVERE Benjamin VERGONZEANNE Frédéric
2005 DE ROVERE Benjamin LAPOUDGE Loïc
2006 DE ROVERE Benjamin LAPOUDGE Loïc
2007 LAPOUDGE Loïc MALET Jean Christophe
2008 LAPOUDGE Loïc LAZARTIGUES Denis
2009 VINEY-THOMAS Hugo DE ROVERE Benjamín
2010 NOGUES Mathieu LAPOUDGE Loïc
2011 NOGUES Mathieu LAPOUDGE Loïc
2012 MUIRAS Vincent NOGUES Mathieu
2013 NOGUES Mathieu MUIRAS Vincent
2014 NOGUES Mathieu LAPOUDGE Loïc
2015 DUTHEN Alexandre MARTY Thomas
2016 LAPOUDGE Loïc MARTY Thomas
2017 LAPOUDGE Loïc NOGUES Mathieu
2018 LABEYRIE Gauthier NOGUES Mathieu

championnat-de-france     Photo Jean-Claude Dupouy/Pickwick – 2018

Le podium de 2018 :
à g., Mathieu Noguès (2e) ; au centre, Gauthier Labeyrie (champion) ; à dr., Loïc Lapoudge (3e)

Mort pour la France : Daudigeos (Louis)

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Archives Dubecq

Louis Daudigeos, cordonnier de son état, est né le 22 mars 1877 à Mont-de-Marsan. Il porte le n° 861 au recrutement de cette ville.

Il avait fait son service normal au 144e RI du 15 novembre 1898 au 14 septembre 1901, et en sort avec un certificat de bonne conduite. Il est réserviste à compter du 1er novembre 1901, et passe dans l’armée territoriale le 1er octobre 1911. Il est réformé par la commission spéciale de Mont-de-Marsan le 13 août 1914 pour cicatrice mal collée, mais classé service armé par le Conseil de Révision des Landes le 8 juin 1915 (loi du 6 avril 1915). Il passe au 12e RI, 6e Régiment du Génie. Il est au front à partir du 7 novembre 1915, et est tué à l’ennemi le 12 septembre 1916 à Belrupt (Verdun, Meuse), victime d’un obus près du « Cabaret rouge ».
Il est inscrit au Livre d’or de Mont-de-Marsan, et son nom figure sur le monument aux morts de Mont-de-Marsan et sur celui de Casteljaloux.

Voici ce que La Course landaise annonce alors que la nouvelle de son décès n’est pas encore connue (1er octobre 1916), et qui montre le courage de l’écarteur : « Daudigeos, après s’être courageusement comporté dans les environs de V… et avoir été reversé à l’arrière, a demandé à revenir à son ancien secteur. »

Et voici quelques extraits de la biographie de cet écarteur :

« Enfant, à l’école, il était le plus fort pour écarter un camarade qui, en guise de cornes, brandissait… deux couteaux ! Aussi, c’est très jeune qu’il va tourner son premier écart devant une coursière de Gaillat à Saint-Pierre-du-Mont. En 1894, il remporte son premier premier prix. En 1896, à tout juste 19 ans, Daudigeos dit Le Petit Montois est l’un des meilleurs éléments de la cuadrilla du célèbre Joseph Hains qui travaille surtout le bétail du ganadero Dubecq et de celle de Marin II qui suit celui de Félix Robert, et au concours de fin de saison de Bayonne, Daudigeos est annoncé parmi « les plus forts ». L’année suivante, il s’illustre à Bordeaux (…) le 27 juin, lors d’une course pendant laquelle Nassiet sautera les pieds joints dans son béret et où Marin Ier jouera avec une ombrelle devant les coursières de l’après-midi ! (…) Celui que l’on qualifie parfois sur les affiches de « torpille de l’arène » se signale en [18]98 à Pomarez, où les ganaderos Barrère et Robert présentent pas moins de 12 vaches nouvelles. (…) A partir de 1903, il va devenir une des têtes de la cuadrilla Giovanni que le maître de Buros s’est attachée par contrat. (…) [Il] signe, en 1907, avec les ganaderos Campan et Dupey (…). L’année suivante, il est tête de cuadrilla chez Portalier puis, en 1909, lorsque les fils Passicos remontent la ganaderia familiale, ils font appel à lui pour épauler Fillang et Lalanne. (…) Mais dès l’année suivante, Daudigeos revient chez le ganadero de Parentis toujours comme tête de cuadrilla et remporte 6 premiers prix et 5 deuxièmes sur 28 courses (…). [En 1913] Daudigeos se retrouve tête de cuadrilla chez Alexis Robert le ganadero de Meilhan et enrichit son palmarès d’un nouveau premier prix (…). En 1914, avec six de ses collègues parmi les meilleurs, Daudigeos fait partie de la cuadrilla de « l’Elite landaise » qui va travailler les quatre grands troupeaux de formelle. Joseph Daudigeos disparaîtra pendant la guerre, tombé au champ d’honneur. »

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 129-130 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

Camiade (Bertrand) (suite et fin…)

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Hervé Coudroy a continué ses recherches sur l’ancien écarteur Bertrand Camiade, et il a trouvé son acte de décès. Nous ne savions pas, en effet, où et quand ce Chalossais était mort. C’est dans la capitale girondine, rue Kyrié, qu’il a poussé son dernier soupir, le 23 octobre 1903. C’est son fils, également prénommé Bertrand, qui l’a déclaré à l’état-civil le lendemain, comme le prouve l’acte provenant des Archives départementales de la Gironde transmis par Hervé Coudroy.

Mort pour la France : Castets (Jean Joseph Raphaël), dit « Château II »

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Jean Castets, journalier-carrier, est né le 24 octobre 1886 à Tartas (Landes). Il porte le n° 750 au recrutement à Mont-de-Marsan.

Il avait fait son service normal du 7 octobre 1908 au 26 avril 1909 au 12e RI sans certificat de bonne conduite (moins d’un an de service). Il avait été réformé le 26 avril 1909 pour tuberculose pulmonaire, mais reconnu bon pour le service armé par le Conseil de révision (session décembre 1914) (décret du 9 septembre 1914). Rappelé à l’activité en vertu du décret du 1er août 1914 (mobilisation générale), il arrivé au corps le 25 février 1915 et passe au 175e RI le 15 mai 1915 (C.E.O.). Il décède le 24 juillet 1915 à Seddul-Bahr (Presqu’ile de Gallipoli, dans les Dardanelles, Turquie) des suites de blessures.

Son nom figure sur le monument aux morts de Tartas et sur celui de Bégaar, ainsi que sur le Livre d’or de cette dernière commune.

C’est le frère cadet d’un autre écarteur, Charles Castets dit « Château I ». En ce qui concerne la carrière de Jean, voici ce qu’en dit Gérard Laborde :

« Écarteur honnête des débuts du XXe siècle. En 1909, Château II apparaît dans les palmarès de courses de moindre importance […]. Avec 876F de gains pour 20 courses, il termine l’année à la 28e place des 146 toreros en exercice. Aussi, en 1910, il sera une tête de la cuadrilla du ganadero René Passicos mais travaillera aussi dans celle du ganadero Darracq […]. Le 23 mai, il triomphe à Dax, raflant le premier prix de 70F. […] Après avoir travaillé les coursières de Barrère, en 1913, lors d’une dizaine de courses, il intégrera les cuadrillas du Syndicat des toreros l’année suivante. »

Éléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008), p. 95 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)