Poésie : « Aux tauromachettes ».

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A l’aube de cette nouvelle saison coursayre, et au milieu d’événements atroces, un peu de poésie ne fait pas de mal. Voici un sonnet écrit le 31 juillet 1910 par Louis Lamaignère, le poète de Doazit qui signait VIN-CENT, et publié dans la « Tuile » du 23 octobre de la même année. Il sera complété demain par une aubade adressée à ces mêmes « tauromachettes » dont ma fille Camille fait partie. Mais se reconnaîtra qui voudra….

Tels les prés au printemps tapissés de fleurettes
Semblent soffrir à nous pour régaler nos yeux,
Ainsi vous paraissez, gentes tauromachettes,
En parterre attrayant sur les gradins joyeux.

La gamme des couleurs de vos fraîches toilettes,
Reflétant le soleil qui brille dans les cieux
Malgré nous nous émeut, et fait tourner nos têtes
Vers les multiples points du plus riant des lieux.

C’est que nous admirons ce qui plaît à nos âmes,
Dans l’arène le sport, à nos côtés les dames :
Ici, ce qui sourit ; là, ce qui fait rêver !

Et nous courons partout, avides de prouesses,
Peut-être moins encor que de vos gentillesses
Vers les lieux qui nous font gémir ou jubiler.

Après le sonnet de cette poésie de Louis Lamaignère, en voici « l’aubade » qui s’adresse à toutes les « coursayrettes » gasconnes qui ne vont pas manquer de garnir les gradins de nos arènes cette saison encore.

Gentes tauromachettes
Au minois si charmant,
Vous complétez les fêtes
En donnant l’agrément.

Que de charmes, bon Dieu !
Semés dans les travées !
L’on dirait qu’en ce lieu
Les beautés sont gravées

Vos grâces souveraines
Se jouant dans les ris
Chassent de nos arènes
La terreur des soucis.

Comme les toreros
Que votre équité pousse
Seraient-ils les héros
De l’envie ou la frousse ?

Quand des mains si mignonnes
Acclament sans répit
Passes plus ou moins bonnes,
Quels droits a le dépit ?

Pourquoi tenterait-on
De masquer la couardise
Sous des mots ou le ton
Outrageant la franchise ?

On est lâche ou bien brave ;
L’orgueil ne compte pas,
Et rien jamais ne lave
L’étoile tombant bas !

Oh ! continuez toujours,
Gentes tauromachettes,
A donner à nos fêtes
L’éclat de vos atours !

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce poète, sa famille et sur Doazit en général, je renvoie en particulier à la biographie réalisée par Philippe Dubedout (http://dzt-isto.chez-alice.fr/08_l_lam.htm) et au site sur Doazit  : http://dzt-isto.chez-alice.fr/index.html

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