Léon Guichemerre (1887-1983)

guichemerre_pussacq

Né à Yzosse le 13 juin 1887, décédé à Soustons le 7 octobre 1983.

« Premiers écarts à Tilh, en 1904. Pour sa première course formelle avec la cuadrilla Meunier attachée aux ganaderos Dubecq et Portalier, le « jeune et talentueux » Léon Guichemerre, tout juste âgé de 19 ans, conseillé par l’ancien Joseph Camiade, remporte le premier prix de 160 f. des fêtes de Saint-Justin, le 9 juillet 1906, suivi bientôt d’un autre et d’un deuxième prix sur les 7 courses auxquelles il va participer lors de cette première saison ; c’est le début d’une grande carrière pour cet homme taillé en Hercule, doué d’une endurance peu commune et surtout doté d’un caractère entier. Dès l’année suivante, Guichemerre devient l’une des têtes de la cuadrilla et le restera jusqu’à la fin de la ganaderia Dubecq. Après trois saisons de formation auprès des plus grands, il va se hisser au plus haut de la hiérarchie. (…) [En 1911] 19 premiers prix sur 27 courses (…). En 1912, changement de troupeau : Guichemerre signe chez René Passicos et avec 23 premiers prix pour 29 courses (…), il devient le n° 1. (…) En 1914, Léon Guichemerre fait partie des 7 vedettes qui constituent la cuadrilla de l’Elite landaise. Au lendemain de la grande guerre, il signe chez Ladouès avec Coran et Giovanni entre autres, et alors qu’il s’engage par contrat à réaliser 16 écarts par course, il en effectue pas moins de 77 le mardi des Fêtes de Dax ! Puis, après deux dernières saisons avec Joseph Barrère qui a remonté la ganaderia de Lapeyrade en 1920, Léon Guichemerre remise le boléro d’écarteur sous la pression familiale.
Très vite, il va s’intéresser au métier de teneur de corde et on va le retrouver au bout de la ficelle avec des troupeaux de seconde zone, notamment avec celui de René Larrouture qui a monté une cuadrilla de vieilles gloires en 1925-1926. Ses bonnes prestations lui valent d’être engagé, en 1927, dans la cuadrilla de formelle de Joseph Barrère comme entraîneur et apprenti cordier. Et lorsque Kroumir II, le maître des cordiers du premier quart du XXe siècle, se retire, Léon Guichemerre effectue des débuts officiels tonitruants. « Sachant d’emblée changer de côté à bon escient, marcher pour mieux brider, pour être moins brutal », il est ovationné pour son travail aux arènes de Mestade à Aire, en septembre 29. Mais en 1934, après la première année du fils Barrère à la tête de la ganaderia, Guichemerre décide comme de nombreux écarteurs de la cuadrilla de signer chez Lafitte qui reprend le troupeau de Coran en 1935 puis chez Stétin l’année suivante. Pendant la guerre 39-45, il tient la corde des coursières de Saint-Martin et lorsque Pierre Maigret reprend le troupeau de Habas, Guichemerre lui restera fidèle jusqu’en 48 avant de rejoindre Larrouture pour ses quatre dernières saisons (…). »

Eléments biographiques tirés du Dictionnaire encyclopédique des écarteurs landais de Gérard Laborde (Editions Gascogne, 2008),  p. 237-239 (avec l’aimable et amicale autorisation de l’auteur)

La superbe photographie que nous vous présentons est issue des archives de Jean-Charles Pussacq. Voici la carte à son portrait qui fut diffusée par La Course landaise à l’occasion du Congrès taurin du 26 octobre 1913 :

lcl_guichemerre

 

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